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Ma pratique des ligatures non binaires
Ça, c’est ma bannière d’al y a un an, et j’utilisais la police post-binaire Baskervvol de la collective Bye Bye Binary. On peut y voir des ligatures, qui sont des fusions entre masculin et féminin. Le but : inclure les genres non binaires dans la typographie. Depuis, j’ai beaucoup évolué dans ma pratique : 💡J’ai quasiment abandonné les terminaisons fusionnées dans ma vie personnelle, parce que j’estime que la non-binarité n’a pas à être sur le spectre entre le féminin et le masculin (par exemple, j’utilise de plus en plus « traductaire » au lieu de « traducteurice ») 💡J’ai discuté avec des spécialistes de l’accessibilité, et décidé que je préfère être plus accessible et…
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Je me suis (encore) fait corriger
Je suis spécialiste en langage inclusif, pourtant je me suis (encore) fait corriger après avoir utilisé une expression problématique. 📤 Le message que j’ai envoyé : « Hello ! Voici la personne à laquelle j’avais pensé mais finalement elle me dit qu’elle n’aura surement pas assez de dispo pour faire un suivi sur l’année, mais que si tu peux lui donner plus d’infos elle connait des gens en outre-mer qui pourraient être intéressés » 📥 La réponse : « Alors juste « outre – mer » c’est hyper général parce qu’on est sur 4 océans avec 5 fuseaux horaires différents – le terme est pas décolonial du tout » 2 commentaires sur cette situation : 1. Oui, nous allons nous…
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Le point médian vous rend plus visible
Le point médian vous rend plus lisibles. On entend souvent : « le point médian est difficile à lire ». Mais soyons honnêtes, les difficultés viennent surtout de la manière dont il est utilisé : ❌ 50 points médians dans une seule phrase❌ une logique typographique différente à chaque mot❌ des points médians sur des mots où la lecture n’est pas fluide 👉 Le problème n’est pas le point médian. Le problème, c’est son mauvais usage. Alors, quelques bonnes pratiques : Choisissez une logique et gardez-la → votre lectorat saura à quoi s’attendre. Variez les techniques → le point médian est un rappel politique fort, mais il n’a pas besoin…
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I collaborated on a translation about menstrual health
🤝 One of my 2025 goals has been collaboration. This year, I’ve met a lot of amazing translators and started reflecting on how to go beyond language in order for my processes and partnerships to also better align with my values. That’s how I ended up trying collaborative translation for the first time with Pauline Caclin. Our first project together? A Menstrual Products Guide designed for Muslim migrant communities and originally translated into Urdu and Arabic, an amazing resource created by Irise International, Dr Maria Tomlinson, the DiverseCity Development Trust, and the Menstrual Health Project. When I first mentioned how useful this document would be in French, I witnessed someone…
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Le Salvador interdit le langage inclusif… en inclusif
Le Salvador interdit le langage inclusif… en inclusif. Début octobre, le Salvador a adopté une loi pour interdire l’utilisation du « langage inclusif » dans tous les domaines en lien avec l’éducation. J’ai jeté un œil au texte et j’ai pu y identifier trois techniques de langage inclusif principales : 💛 Les néologismesDans cette énumération en gras, les mots « niñe » et « alumn@ » par exemple sont des néologismes, ils seraient des équivalents de nos mots avec point médian (traducteur·rice), fusion sans point médian (traducteurice) ou nouveaux mots (traductaire). C’est la partie du langage inclusif qui a été aussi au cœur des débats en France, parce que c’est celle qui est nouvelle et qui est…
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K-pop demon hunter and inclusive language
👀 Have you watched K-pop demon hunters yet? Well I have, and it made me think about inclusive language. In one of the songs, Rumi and Jinu say “We can’t fix it if we never face it” and it’s the same for discrimination in language. Bear with me. Studies have shown that language shapes the way we see the world. And more than that, it can change the way we build it. But to use language as a tool for justice, we first need to look it in the eye: 🔍 What stereotypes are we unknowingly reinforcing? 🔍 What systems are we upholding through the words we use? 🔍 Whose…
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Et si on parlait plus de X ?
Aujourd’hui, parlons X. Si vous suivez un peu ce qu’al se passe aux États-Unis, vous avez peut-être vu passer le terme « latinx ». C’est un mot qui est rentré peu à peu dans la culture des États-Unis pour parler des communautés d’origine latinoaméricaine sans les genrer. Deux choses intéressantes à observer par rapport à cette utilisation du « x » : 💡 Il n’est que peu utilisé en Espagne, parce qu’il est difficile à prononcer (comme le « @ » utilisé avant lui), donc les gens privilégient le « e » 💡 Mais en même temps il est intéressant car il est une preuve graphique de la politisation du refus du genre. On barre littéralement le genre du…
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Good new about inclusive language in France
When I was stuck in bed with Covid, some interesting news came out about inclusive language in France. The Conseil d’État (France’s highest administrative court) made two important points: – Inclusive language is part of the French language. – Inclusive language is not, in itself, a political stance. Let that sink in for a moment. What does it actually mean? – People do understand inclusive French. – Using inclusive language does not automatically make you “woke.” – It’s a linguistic practice, not a partisan statement. For brands and organisations, this matters. Because inclusive language isn’t just a social debate, it’s also a communication strategy. Here’s why it can be good…
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They can’t argue over facts so they argue over words
I received one of Chris’ newsletter where he wrote “They can’t argue over facts so they argue over words.” Think about it: Was America “discovered” or was it “invaded” in 1492? Is a school shooter “mentally ill” or a “terrorist”? Are these people screaming in the streets “protesters” or “rioters”? Is the military “arresting criminals” or “taking hostages”? Every choice of words paints a different mental picture. Chris asked “Who gets to have power? Who gets to perpetuate power, and how? And… who is supposed to shut up and politely let themselves be subjugated?” This is also part of inclusive language. Who is speaking? And about whom? What words do…
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Tenir sa langue par Julie Abbou
🫢 J’avoue tout, je n’avais pas lu Julie Abbou. J’avoue aussi, j’ai lu son livre dans une piscine… et maintenant non seulement il est tout gribouillé mais en plus il tombe en morceaux (je vous jure que je suis de ces personnes qui font très attention à leurs livres normalement). Maintenant, que c’est dit, passons. Ma phrase préférée : « Face à un conservatisme républicain hostile à la modification de l’ordre de la langue comme de l’ordre du monde, et face à une libéralisation du genre qui investit les signes linguistiques du féminisme pour les vider de leur force émancipatrice, reste peut-être alors au féminisme, comme souvent, à défaire la vérité du…