Je me suis (encore) fait corriger

Je suis spécialiste en langage inclusif, pourtant je me suis (encore) fait corriger après avoir utilisé une expression problématique.
📤 Le message que j’ai envoyé : « Hello ! Voici la personne à laquelle j’avais pensé mais finalement elle me dit qu’elle n’aura surement pas assez de dispo pour faire un suivi sur l’année, mais que si tu peux lui donner plus d’infos elle connait des gens en outre-mer qui pourraient être intéressés »
📥 La réponse : « Alors juste « outre – mer » c’est hyper général parce qu’on est sur 4 océans avec 5 fuseaux horaires différents – le terme est pas décolonial du tout »
2 commentaires sur cette situation :
1. Oui, nous allons nous tromper, et c’est normal
On ne peut pas tout savoir.
Et quand on n’est pas directement concerné·e par certaines oppressions, c’est difficile d’identifier les mots et expressions problématiques qui sont normalisé·es dans le langage.
En plus, les questions de justice sociale évoluent sans cesse : c’est normal d’apprendre, de se tromper, de changer, et de tout recommencer parce que des groupes y ont réfléchi et font évoluer leur usage.
Alors comment réagir concrètement si on nous corrige ?
✔️ Reconnaître nos angles morts
✔️ Remercier la personne
✔️ S’engager à faire mieux
C’est une preuve de respect, d’humilité, et d’un engagement réel envers la justice sociale, pas juste un engagement de façade.
2. Les activistes ne nous doivent pas de pédagogie
Les personnes concernées ne sont pas obligées de nous expliquer nos erreurs. La chose la plus simple à faire pour elles serait de nous catégoriser comme problématiques et de nous laisser dans notre ignorance.
Pas de risque que la correction soit mal prise, pas de risque de mauvaise foi, pas de risque de demandes interminables de justifications, pas de risque de se retrouver à essayer d’avoir une conversation avec quelqu’un sur la défensive.
Alors quand quelqu’un·e prend le temps de nous corriger, c’est un cadeau : cela veut dire qu’iel croit en notre capacité à faire mieux.
La moindre des choses est d’écouter, de remercier et de s’améliorer.
❓ Est-ce que vous avez décidé récemment d’enlever certaines expressions de votre vocabulaire parce qu’elles sont problématiques ?
🍰 Bonus : on peut dire « territoires dits d' »Outremer » »
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👋 Moi, c’est Inès, j’aide les organisations engagées à communiquer de manière vraiment inclusive.
✊ J’écris sur l’inclusion, la langue et la justice sociale.
✉ Votre organisation veut que les personnes minorisées se retrouvent aussi dans sa communication ? Discutons !