Les 3 pièges du langage inclusif

Vouloir utiliser le langage inclusif, c’est super, mais attention aux pièges dans lesquels peuvent tomber les débutant·es.
1. Quand on ne connait pas encore toutes les techniques, on a tendance à choisir une technique et à vouloir l’utiliser partout. Et souvent, on choisit les doublets.
Sauf que ça devient vite lourd.
Exemple :
« On pouvait retrouver parmi elles et eux des voleurs et des voleuses, des arnaqueurs et des arnaqueuses et des pyromanes. Tous et toutes étaient des criminels et des criminelles. »
😵💫
Allez, respirez. On peut trouver mieux :
« On retrouvait dans ce groupe toutes sortes de spécialistes du crime : vols, arnaques, pyromanie, tout y passait. »
✅ C’est plus fluide, plus clair et tout aussi inclusif.
2. Vous aimez les néologismes ? Moi aussi 😊 Mais si je dois écrire un texte pour convaincre des hommes cis hétéros blancs riches et de droite (oui, vous voyez desquels je parle), je vais adapter ma stratégie.
👉 Je vais miser sur des formulations neutres, des mots épicènes, ou des doublets simples, pour ne pas perdre mon lectorat cible.
3. Je sais que je me concentre beaucoup sur l’aspect genré du langage, mais l’inclusion, ce n’est pas qu’une histoire de genre. Si on veut que tout le monde se sente représenté dans nos textes, on doit aussi trouver des moyens pour que tout le monde se sente concerné.
Une de mes techniques préférées : participer à la création de nouveaux imaginaires.
🌈 Si je donne un exemple de relation amoureuse, elle ne sera pas hétéro par défaut.
🌈 Si je crée un personnage, il est souvent non binaire, ou construit hors des stéréotypes.
🌈 Et quand une expression est problématique (raciste, transphobe, validiste…), je la dénonce, la déconstruis ou la remplace.
Et vous, quels sont les pièges que vous avez repérés ou rencontrés en écrivant en langage inclusif ?